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Plus de maîtres que de classes : Une revendication du Sgen-CFDT qui se concrétise

 

La loi de refondation fait de la réussite de tous en particulier à l’école primaire une priorité. Le « Plus de maîtres que de classes » est un des dispositifs pour lequel des moyens spécifiques sont prévus pour atteindre cet objectif (7000 postes sur 60 000 prévus – 1300 pour 2013).

C’est en 1977 que le Sgen-CFDT a adopté en congrès cette modalité pédagogique. « Plus de maîtres que classes » ne signifie pas rajouter un enseignant dans une école pour faire avec 6 enseignants ce qui était fait à 5.

« Plus de maîtres que de classes », c’est mettre en place une organisation pédagogique différente en appui d’un projet permettant de sortir du fonctionnement actuel « une année, un maître, une classe, un niveau ». L’appui d’un maître supplémentaire peut être l’occasion de faire un co‑enseignement, de moduler les prises en charges, de favoriser le travail des élèves en petits groupe.

Le dispositif « plus de maîtres que de classes » nécessite du temps pour permettre aux équipes de travailler ensemble, se coordonner, faire le point sur les projets en cours, échanger sur les élèves. Cela implique aussi que les équipes soient accompagnées et bénéficient de formations.

Cela suppose un projet clair inscrit dans le projet d’école. Ceci doit éviter une substitution avec d’autres dispositifs ou d’autres aides comme celles apportées par les Rased aux élèves en grande difficulté. Ceci doit éviter de faire du maître supplémentaires un spécialiste de la difficulté scolaire. Ceci doit éviter d’être, pour les Dasen, un moyen de contourner la carte scolaire.

Mis en œuvre prioritairement dans les écoles en éducation prioritaire, il doit pouvoir se développer dans d’autres secteurs en particulier en milieu rural ou dans certaines écoles que l’on appelle aujourd’hui orphelines.

 

> Pour en savoir plus, consulter le site du SGEN-CFDT