L’indépendance financière du Sgen et de la CFDT : les chiffres et des explications

Pour le Sgen et la CFDT, l’indépendance financière est une réalité. Vous trouverez un diaporama explicatif sous ce lien.

Quelques informations utiles pour comprendre :

– La Confédération touche des subventions mais surtout des contributions. Ces deux éléments se trouvent sous le même chapitre dans les comptes. Sur les 15 millions qu’elle touche, la moitié est reversée aux organisations affiliées. Sur ce point déjà, les données popularisées par d’autres organisations syndicales sont fausses.

– Une grande partie des contributions versées aux confédérations sont liées au paritarisme. Les sommes versées ne le sont pas gratuitement. Elles le sont en contre-partie d’engagement de dépenses. C’est ce que l’on appelle les crédits fléchés mais cela les organisation syndicales non-représentatives ne peuvent pas le savoir puisqu’elles ne sont pas présentes dans ces organismes. Une partie de ces organismes sont financés par les entreprises et non pas l’Etat qui n’est qu’un collecteur et un distributeur.

– Une partie des subventions et contributions permet de financer le dialogue social. Faut-il en conclure que les organisations syndicales qui dénoncent ces subventions  sont contre le dialogue social? Elles oublient de dire qu’elles bénéficient aussi de financement pour faire vivre le dialogue social sous forme de contribution en nature (décharges syndicales de service) ou de crédit d’impôt pour les adhérents (66% du montant de l’adhésion). Celle-ci doivent apparaitre dans les comptes et c’est le cas pour la CFDT. Il n’y a rien de choquant à ce que le dialogue social soit financé bien au contraire surtout quand on le défend !

– Les subventions et contributions versées le sont en fonction de la représentativité et de l’importance des organisations syndicales. Celles qui ne représentent rien ne perçoivent donc rien : ni dans le privé, ni dans le public.

La CFDT a mis en pratique le principe de transparence financière bien avant 2008. C’est la loi de 2008 et les accords de Bercy impulsés et signés par la CFDT qui l’ont amené. Les organisations syndicales qui dénoncent à grand fracas et à coup de tirades populistes les contributions publiques au dialogue social n’ont pas été signataire de ces accords. Est-ce à dire qu’elles sont contre l’idée même de dialogue social au profit d’une vision lobbyiste des relations sociales? Quoi qu’il en soit, leur volonté de représenter les salariés tout en dénonçant le paritarisme dans lequel cette représentation s’exerce est pour le moins incohérente.